L’Europe a été un continent pionnier dans l’énergie solaire photovoltaïque. Cependant, des ralentissements et des problèmes d’intégration ralentissent la diffusion du PV en Europe. Alors qu’en 2010, l’Europe accueillait 75% du parc photovoltaïque mondiale, ce chiffre a chuté pour atteindre 20% en 2020. Cette baisse est largement due à l’essor du marché photovoltaïque en Asie et plus particulièrement en Chine. Cet essor implique pour les européens de large coût d’importation en provenance de l’Asie. En France, environ 80% des panneaux solaires installés sont de manufacture Chinoise. Le photovoltaïque en France et en Europe a donc connu un ralentissement de sa croissance. Cependant, à la faveur de nouvelles politiques énergétique, a de beau jour devant lui

La position européenne

En 2009, une directive de l’union européenne fixait à 20% la part de renouvelable dans la production électrique à atteindre d’ici 2020. Dans ce cadre, des aides ont été utilisées dont la plus importante : l’obligation d’achat par les fournisseurs de l’électricité produite par le PV. La baisse des couts du PV a eu d’autres effets. Dans certains pays, le prix de l’électricité a dépassé le cout du PV. Ces pays souhaitent donc mettre en place des taxes sur l’autoconsommation afin de limiter les perte des fournisseurs. L’Allemagne, l’Italie et les Pays Bas ont déjà mis en place des lois rendant l’autoconsommation moins avantageuse. Ce n’est cependant pas le cas de la France, qui possède une des électricités les moins chers d’Europe. Les surcouts générés par les subventions déplaisent fortement dans des pays comme la Grèce ou la Bulgarie, qui ont décidés de diminuer ces subventions et taxer le PV.

Le photovoltaïque en France

La France a un fort potentiel solaire qui est malheureusement inexploité. Elle accuse aussi un retard par rapport à ses voisins. Seulement 1,6% de son électricité provient du solaire alors que cette part atteint 6% en Allemagne. Le prix du photovoltaïque asiatique a fortement diminué En France, les objectifs annoncés dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie sont ambitieux : la capacité installée devrait plus que tripler d’ici 2028. Une grande partie de ces nouvelles installations seront des parcs photovoltaïques qui répondront à des appels d’offres de l’état.

L’autoconsommation en France

Le plan Place au soleil a vu le jour en 2018 et tente de soutenir ces objectifs. Le 28 juin 2020, le ministère de la transition écologique a mis en place de nouvelles mesures pour favoriser l’autoconsommation :

  • Renouveler l’exonération de CSPE pour les projets d’autoconsommation. Soit une économie entre 500 et 1 000 euros par an pour un petit commerce en autoconsommation, et jusqu’à 10 000 euros pour des installations de 1 MW.
  • Protéger le consommateur en renforçant les exigences de qualité qui portent sur les installateurs de dispositifs d’autoconsommation. Le contrôle sera désormais fait par le CONSUEL (Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité) qui délivrera une attestation de qualité.
  • Faciliter le financement des projets d’autoconsommation individuelle et collective en rendant possible le tiers investissement. Objectif : faciliter le financement des projets, pour permettre aux particuliers d’éviter de payer l’ensemble du projet à son démarrage. Pour un projet de 3 kW, cela évite au particulier un investissement de 6 000 euros.
  • Lancer un appel à projets d’autoconsommation collective et augmenter la puissance maximale des projets éligibles à l’appel d’offres autoconsommation

D’autres acteurs du photovoltaïque en France

Le plan Place au soleil met aussi en avant d’autres acteurs, publics et privés qui participent du développement du solaire en France. D’autres mesures vont donc être mises en place :

Le ministère des Armées s’engage mettre à disposition plus de 2 000 hectares de terrains avant 2025. Ces terrains serviront à développer des projets photovoltaïques

La grande distribution est une activité faite pour l’autoconsommation : elle consomme l’essentiel de son électricité quand le soleil est haut. Elle remporte 70% des appels d’offres autoconsommation aujourd’hui et s’engage à développer le photovoltaïque sur les ombrières de parking et sur les toits de leurs grandes surfaces.

Maintien de l’exonération de taxe foncière lorsque le domaine public est équipé de panneaux solaires.

Création d’un label « Ville solaire » et « Département solaire » afin de valoriser l’engagement des collectivités locales dans le déploiement de l’énergie solaire.

Augmentation de 30 % des volumes d’appels d’offres pour l’agrivoltaïsme, qui permet une synergie entre production solaire et production agricole.

Photovoltaïque en France

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