Pour qualifier les méfaits portés à l’environnement, on parle d’impacts environnementaux potentiels. En effet, au nombre d’une douzaine, ces impacts affectent principalement la qualité de l’air, la qualité de l’eau, les ressources et la santé humaine. Quel est l’impact du secteur du bâtiment ? Comment le réduire ?

Rien n’est neutre pour l’environnement

Il n’existe aucun produit dont l’impact environnemental soit nul. Alors, même les produits dits « verts », « écologiques », « bons pour l’environnement » ont des impacts négatifs sur l’environnement. Cela est dû à leur processus de fabrication.  Aucun procédé n’est totalement neutre.
En effet, tout produit a besoin de matières premières et d’énergie pour être fabriqué. Tout produit doit être emballé et transporté. Enfin, même s’il est plusieurs fois recyclé, tout produit ou emballage deviendra un jour un déchet. L’enjeu est donc d’identifier quel produit entraîne moins d’impact qu’un autre pour le même usage.

Que sont les impacts environnementaux ?

Le concept d’impact environnemental désigne l’ensemble des modifications qualitatives, quantitatives et fonctionnelles de l’environnement (négatives ou positives) engendrées par un projet, un processus, un procédé, un ou des organismes et un ou des produits, de sa conception à sa « fin de vie ».

D’abord, pour l’air, on retient cinq indicateurs :

  • contribution à l’effet de serre 
  • acidification de l’air 
  • formation d’ozone troposphérique 
  • appauvrissement de la couche d’ozone 
  • particules et effets respiratoires des substances inorganiques.

Ensuite, pour l’eau, on en retient quatre :

  • eutrophisation des eaux douces 
  • écotoxicité aquatique 
  • eutrophisation des eaux marines 
  • consommation d’eau (indicateur de flux)

Enfin, pour les ressources des sols et la santé humaine, on utilise les quatre indicateurs suivants :

  • consommation d’énergie primaire (indicateur de flux) 
  • épuisement des ressources non renouvelables 
  • toxicité humaine 
  • occupation des sols.

Et le bâtiment dans tout ça ?

En effet, le secteur du bâtiment est l’un des plus polluants. Le bâtiment représente environ 40 % des émissions de CO2 des pays développés, 37 % de la consommation d’énergie et 40 % des déchets produits.

Ainsi, sous des formes diverses, un chantier de travaux publics a des impacts sur l’environnement. On peut citer notamment des effets tels que le bouleversement des paysages, les nuisances sonores, les émissions de poussières, les actions sur les sols et l’eau, la production de déchets, la consommation de matériaux naturels et d’énergie.  Ainsi, quels sont les procédés qui sont développés pour réduire l’impact environnemental des chantiers publics ?

Les impacts environnementaux des bâtiments

Les impacts environnementaux des chantiers

Ainsi, pour réduire la nuisance sur les chantiers, les entreprises mettent en œuvre différentes actions en vue d’une préservation efficace de l’environnement. Il y a, donc, plusieurs leviers :

L’énergie

Les acteurs proposent des méthodes non seulement pour baisser les coûts énergétiques des chantiers, mais également la proportion des énergies fossiles consommées. Ainsi,  des ouvrages basse consommation et des méthodes d’optimisation des transports sont appliqués. De plus on peut compter celles relatives à une gestion intelligente de l’énergie dans les bureaux et locaux de chantiers.

La biodiversité et les paysages

Un chantier modifie toujours le paysage où il est réalisé. Ainsi, il convient de faire attention à l’espace qu’on modifie, pour le rendre toujours habitable par l’écosystème précédent et intégrer l’ouvrage au paysage.

Les matériaux naturels

Les entreprises de travaux publics s’engagent de plus en plus dans des solutions durables telles que le recyclage des déblais et des fraisât d’enrobés. C’est un procédé qui a l’avantage de réduire ou d’éviter les transports de ces matériaux naturels souvent source de pollution et surtout de favoriser leur pérennisation.

Les poussières et nuisances sonores

Ensuite, les chantiers font toujours du bruit. Mais l’utilisation de nouvelles machines moins brillantes diminue un peu ces nuisances. Il en va de même pour la poussière.

Les sols et l’eau

De plus, il faut faire attention à ne pas polluer les sols et les cours d’eau. S’il pleut beaucoup lors du chantier des éléments polluants peuvent s’infiltrer dans le sol, voire atteindre les nappes phréatiques. Il faut parfois utiliser des produits de substitution ainsi que des méthodes alternatives pour protéger les sols et l’eau. De plus,on peut envisager des solutions de dépollution et de réduction des consommations.

Les déchets

Évidement il reste toujours beaucoup de déchet à l’issue d’un chantier. Que ce soit des emballages, des matériaux en trop, des chutes. Ainsi, pour réduire l’impact, il convient de faire un recyclage au petit ognon. Enagagé une société de tri spécialisé peut être une bonne idée pour recyclé un maximum.

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