Le mercredi 14 juillet, la commission Européene a présenté un nouveau pacte vert qui fait de l’europe un moteur de la lutte contre le changement climatique. L’objectif est clair : atteindre la neutralité carbone en 2050. Un objectif intermédiaire est réduire de 55% les émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport aux émissions de 1990. Arrivée en 2019 à la tête de la commission européenne, Ursula von der Leyen a fait du climat l’objectif principal de son mandat. Elle a présenté, avec le vice-président de la commission, des propositions législatives afin d’encadrer l’Union Européenne dans la transition. Le pacte vert contient deux mesures cardinales : l’interdiction de la vente des véhicules thermiques dès 2035 et un nouveau marché européen du carbone.

Pacte vert européen

Un nouveau marché du carbone

L’UE part d’un constat simple, le marché du carbone européen n’est pas assez efficace. Mis en place en 2005, le système d’échange de quotas d’émissions fixe un prix de la tonne de CO2 pour certains secteurs. Les plus pollueurs payent une taxe et doivent acheter le droit de polluer aux entreprises vertueuses. Un des problèmes majeurs de ce système se situe lors de l’attribution des quotas. De trop nombreux droit d’émissions sont donnés aux entreprises et le prix de la tonne de CO2 est trop faible. Une nouvelle mesure est donc de faire baisser le nombre de quotas d’émissions accordés chaque année et ainsi mécaniquement augmenter la taxe carbone.

Un autre problème est que ce marché du carbone ne concerne que certains secteurs industriels européen. La refonte du marché du carbone vise aussi à élargir les secteurs concernés. Le transport routier, le secteur maritime et le bâtiment sont en particulier visés. Certains eurodéputés craignent une monté des prix du logements ou du transport en conséquence de cette taxe carbone.

Autre mécanisme qui change, la taxe carbone s’étend maintenant en dehors des frontières de l’union Européenne. Les produits qui viennent de pays laxistes environnementalement auront des droits de douanes plus élevés. Cette mesure vise à éviter la fuite des industriels européens vers des pays moins vertueux.

Fin des voitures thermiques en 2035

La mesure la plus médiatique de ce pacte vert est bien l’interdiction de la vente des voitures thermiques d’ici 2035.

Dès 2030, les véhicules vendus devront produire en moyenne 55% de gaz à effet de serre en moins qu’en 2021. En 2035, les voitures et les camionnettes ne devront plus émettre de CO2 du tout. C’est donc la fin des moteurs thermiques essence ou diesel.

Création d’un fonds social pour le climat

L’impact de ce nouveau pacte vert sera important, et pas seulement sur le climat mais aussi sur le tissu industriel et social européen. De nombreuses personnalité s’inquiètent de la destruction des industries européenenes et du coût social du pacte. Certains avancent que ce sont les citoyens les plus vulnérables qui seront les plus atteints par ces mesures. La commission européenne a donc crée un Fonds social pour le climat. Ce fond a pour mission d’aider les particuliers les plus démunis à transitionner dans le cadre du pacte vert. On peut par exemple supposer que des aides aux changements de véhicules vont émerger. Ce fonds sera abreuvé à hauteur de 25% des recettes du nouveau marché européen. Ce représente environ 70 à 75 milliards d’euros pour la période 2025-2032. Des fonds complémentaires versés par les états fournissent aussi ce fonds, pour un total de 144,4 milliards d’euros entre 2025 et 2032.

Un nouveau pacte vert européen complet

La commission a tenue à examiner chaque secteur et ses objectifs climatiques rehaussés. D’autres mesures vont donc voir le jour. On peut penser à l’augmentation forcée de la part des carburants durables dans l’aviation et dans le secteur maritime, le déploiement de bornes de recharges hydrogènes et d’électricité pour les voitures. La part des énergies renouvelable devrait doubler en 2030 pour atteindre 40% de la consommation finale brute d’énergie. Dans le secteur du bâtiment, le secteur public devra renouveler 3% de ses constructions chaque année. De plus, les obligations des états membres en matière d’économie d’énergie des bâtiment devra être multipliée par deux. Dans tout les cas, on peut s’attendre à un boom de la rénovation énergétique en 2021.

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