Dans sa lutte contre le réchauffement climatique, la France peut utiliser un de ses atouts, l’électricité afin d’arriver à la neutralité carbone en 2050. Réseau transport électricité (RTE) est un gestionnaire qui s’assure que tous ses clients disposent d’un accès à une électricité sûre, propre et écologique. RTE a récemment publié un rapport « Futurs énergétiques 2050 » dans lequel il décrit six scénarios. Ces six scénarios présentent les stratégies de la France si elle veut respecter la neutralité carbone en 2050.

Electricité : neutralité carbone en 2050

Les directions principales pour arriver à la neutralité carbone

Il y a des points communs dans tous les scénarios. Cette neutralité passe par une électrification des usages courants et une transition vers des énergies renouvelables. Selon RTE, il faudra dans tous les cas augmenter la production d’énergies renouvelables, ce qui est complexe. En effet, il faut raccorder les installations aux réseaux et adapter le réseau. Il faut aussi trouver le bon équilibre en alliant les différentes énergies renouvelables, solaires et photovoltaïque. En janvier 2021, RTE a publié une étude qui détaille les différentes actions à mener afin d’atteindre les objectifs. Il faut savoir développer des sources flexibles, pouvoir stocker l’énergie et utiliser des centrales qui rejettent peu ou pas de Co2 (i.e. du nucléaire).

Un scénario à 50% d’électricité renouvelable

A l’approche des présidentielles, certains candidats font des déclarations d’intentions concernant le futur électrique de la France. Certains veulent faire baisser à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique français, contre 70% aujourd’hui. RTE a examiné ce scénario. Il note que les centrales françaises sont en train de vieillir et devront soit être remplacer, soit être rénover. Dans son scénario, il préconise l’allongement de la durée de vie des centrales, la construction de réacteur de troisième génération, et peut être même des réacteurs nouveaux (par exemple les SMR Small modular reactors). Les anciens réacteurs construits à la fin des années 70 devront être remplacés. Leur mise en service ne pourra cependant pas se faire à la même vitesse que dans la période d’essor du nucléaire français (fin des années 70 à début des années 90) , selon leur analyse.

D’autres scénarios pour une neutralité carbone en 2050

Electricité : neutralité carbone en 2050

On peut aussi envisager une France dénucléarisée (ou presque). Selon RTE, il faudrait déjà arrêter de construire de nouveaux réacteurs nucléaires. Il faut aussi espérer une baisse des coûts de production de l’électricité solaire et photovoltaïque. Une partie du problème réside aussi dans la capacité de stockage de l’électricité en France et comment adapter le système afin d’avoir de l’électricité dans les creux de production et pics de consommation.

Il note que même dans un cas de croissance de l’électricité nucléaire en France, une croissance de la part des énergies renouvelables est à prévoir. Les énergies renouvelables comptaient pour environ 25% de l’électricité produite en France. Il reste le gros problème de l’électrification des usages. L’électricité compte pour seulement 25% de l’énergie finale consommée en France.

Un effort français et européen

La France est aussi contrainte par les lois européennes qui fixent des objectifs toujours plus hauts en terme de part d’électricité renouvelable dans le mix. Le plan fit for 55 est sorti en juillet 2021. Celui-ci vise à réduire de 55% les émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport aux émissions de 1990. L’union Européenne a fixée à 40% la part d’énergie renouvelable dans le mixte énergétique européen.

L’effort repose aussi sur les citoyens, ce sont eux qui peuvent choisir de soutenir des projets renouvelables grâce à des offres d’électricité verte. Ils peuvent aussi installer des panneaux solaires et faire de l’autoconsommation. Dans tous les cas, la guerre contre le changement climatique n’est pas finie, et même si des batailles ont été perdus, il en reste beaucoup à mener.

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