Toute ont une manière de fonctionner différentes, mais permettent de diminuer drastiquement votre facture de chauffage. Avant d’installer un nouveau système de chauffage, il faut absolument isoler son logement. Sinon votre installation sera quasiment inutile. La PAC air/air est souvent conseillé, voici toutes ses explications.

Il existe 4 sortes de pompe à chaleur (PAC) :

  • Air/air
  • Air/eau
  • Eau/eau
  • Sol/sol

Comment fonctionne une pompe à chaleur (PAC) air/air

Grâce à un fluide frigorigène, la PAC air/air capte les calories de l’extérieur pour les transmettre à l’intérieur de votre logement.

Guide de la pompe à chaleur (PAC) air/air

Il commence son chemin en étant liquide, puis en récupérant de la chaleur de l’extérieur, celui-ci devient gazeux : c’est l’évaporateur. Après être devenu un gaz, il passe par un compresseur électrique qui en le compressant lui permet d’augmenter en température. Ce gaz chaud vient ensuite réchauffer votre logement en cédant ses calories : c’est le condenseur. Enfin pour redescendre la pression et baisser la température, le fluide passe par un détendeur et redevient ainsi liquide. Le fluide est enfermé dans un circuit fermé.

Même si la PAC consomme de l’électricité pour alimenter notamment le compresseur. Elle restitue davantage d’énergie qu’elle n’en consomme. Son coefficient de performance peut être supérieur à 4. C’est-à-dire que pour 4 kWh délivrés, elle aura consommé 1 kWh.

Comme son nom l’indique la PAC air/air réchauffe l’air, donc il faut prendre en compte l’installation de ventilo-convecteurs. Ils peuvent se situer sur des murs comme des radiateurs conventionnels ou être encastrer dans le plafond ou les murs.

En quoi une PAC air/air est plus écologique qu’un système de chauffage conventionnel ?

Un coefficient de performance ultra intéressant

En moyenne en France le facteur de conversion est de 2,58. Cela signifie que pour produire 1kWh, vous devez consommer 2,8 kWh en moyenne. En moyenne le coefficient de performance est entre 2 et 2,5, c’est-à-dire un facteur de conversion entre 0,5 et 0,4. Donc c’est très intéressant ! Contrairement aux systèmes conventionnels, elle produit plus qu’elle n’en consomme.Et donc votre facture d’énergie va nettement diminuer.

Un risque élevé de Gaz à Effet de Serre (GES)

Le fameux fluide frigorigène utilisé est un puissant GES. D’après l’unité de mesure du PRG (Pouvoir de Réchauffement Global), le fluide R410a qui était utilisé auparavant atteignait 2 088 PRG, alors que le CO2 atteint 1 PRG. Sachant que le CO2 est connu pour être un GES, le fluide utilisé est 2 088 fois pire. Petit à petit les constructeurs de PAC air/air se tournent vers le R32 qui est à 675 PRG. Celui-ci est moins polluant, plus efficace et une plus petite quantité suffit pour la même fonction. Mais cela reste énorme puisque concrètement qu’1kg de R32 a le même pouvoir de réchauffement que 675 kg de CO2. Il est donc extrêmement important qu’il n’y ait aucune fuite. Mais malheureusement, d’après l’institut Negawatt en fin de vie d’une PAC air/air le taux de fuite est entre 2 et 5 %. https://conseils-thermiques.org/contenu/documents/negawatt-pompe-a-chaleur.pdf

Quelques inconvénients rencontrés avec la PAC air/air

Un rendement variable

En revanche, n’oublions pas le fluide frigorigène se réchauffe grâce à l’extérieur. Donc plus l’extérieur est froid et plus le fluide aura du mal à se réchauffer. Ainsi à -7 °C, la PAC aura un coefficient de performance de 1,5 et elle ne sera plus capable de délivrer la même puissance.

Ne compter sur la PAC air/air pour vous chauffer tout l’hiver et partout
Guide de la pompe à chaleur (PAC) air/air

De plus la PAC étant sensible au gel, elle a besoin d’un certain nombre de cycle de dégivrage où elle ne sera plus fonctionnelle. Donc ce type de PAC est déconseillée pour les climats froids comme la zone H1 en France. Il est conseillé de l’installer dans les climats tempérés.

Il sera donc nécessaire de prévoir un chauffage d’appoint. Vous pouvez laisser votre ancien chauffage ou investir dans des radiateurs électriques ou encore des poêles à bois. Il faudra donc bien isoler votre logement pour vous servir à faible dose de votre chauffage d’appoint.

Une PAC air/air ne chauffe pas tout

Effectivement ce type de PAC ne chauffe pas l’eau des sanitaires. Il va falloir investir dans un Chauff-Eau Thermique (CET) ou envisager un autre type de PAC.

Un bruit parfois pénible

Des 4 types de PAC qui existe, la PAC air/air est la plus bruyante. En général elle émet entre 30 et 40 dB à l’intérieur et entre 50 et 60 dB à l’extérieur. Veillez donc à ne pas la placer n’importe où pour ne pas déranger vos voisins ni votre foyer.

Une bonne maintenance est nécessaire

Elle se nettoie facilement en enlevant les poussières des filtres. Il est recommandé de réaliser cette opération toutes les 2 semaines. D’après quelques études, ce système n’est pas très fiable. Ls composants sont fragiles et non réparables pour certains. Ainsi, veillez à ne pas vous situer en bout le ligne électrique pour éviter les coupures de courants.

PAC air/air : un système avantageux

Réversibilité

Comme la plupart des PAC, celle-ci est réversible. Cela signifie que pendant l’été, elle peut jouer le rôle de rafraichisseur. Vous n’avez plus besoin d’être dans l’hésitation de succomber au climatiseur, car elle peut le devenir. Mais donc cela signifie qu’il faut la mettre en route l’été et donc elle consommerait de l’électricité. Et donc ne serait pas beaucoup plus écologique que son semblable.

Guide de la pompe à chaleur (PAC) air/air
Un prix alléchant

Elle fait partie des PAC les moins coûteuses du marché. Avec l’installation comprise, elle coûte entre 6 000 € et 10 000 €. Pour ce qui est de l’utilisation quotidienne, votre facture de chauffage est divisé par 3 !

Une PAC souvent recommandée

Néanmoins, malgré ses nombreux inconvénients, la PAC air/air reste la PAC la plus souvent installée. Effectivement son installation est la plus simple, elle convient avec tous types de système de chauffage déjà existant. Et sa maintenance reste peu contraignante.

Les aides qui sont accordées à la PAC air/air

Il est vrai que contrairement aux autres PAC, la PAC air/air possède moins d’aides que les autres. Par exemple c’est la seule à pouvoir vous faire bénéficier ni de MaPrimeRénov’ ni de la TVA réduite à 5,5 %. Cependant, vous pouvez quand même bénéficier de certaines aides comme :

Certificats d’Économie d’Énergie (CEE)

http://calculateur-cee.ademe.fr/pdf/display/201/BAR-TH-129

Les CEE se trouvent sous forme de bon d’achat contrairement aux autres aides qui sont généralement des virements. Pour en être éligible, votre PAC air/air doit avoir :

  • Une puissance nominale inférieure ou égale à 12 kW
  • Un coefficient de performance supérieur ou égal à 3,9

Le montant du certificat dépend de :

  • Zone climatique
  • Surface chauffée
  • Coefficient de performance
  • Type de chauffage d’appoint que vous avez
Habiter Mieux Sérénité de l’ANAH

Vous pouvez bénéficier jusqu’à 35 % d’aide sur le coût de travaux pour les foyers modestes et 50 % pour les foyers très modestes. Les autres ne peuvent pas bénéficier de l’aide. L’autre condition que :

  • Vos travaux doivent vous faire économiser au moins 25 % de votre facture d’énergie
  • Votre maison doit avoir plus de 15 ans
  • Votre logement en question doit-être votre résidence principale
  • Vous n’avez pas bénéficié de l’Éco-PTZ depuis 5 ans
  • Les travaux doivent être réalisé par un artisan RGE
Éco – PTZ ou Éco Prêt à Taux Zéro

Ce prêt à l’avantage de n’avoir aucun intérêt. Vous pouvez emprunter jusqu’à 30 000 €. Pour en bénéficier vous devez soit réaliser 2 catégories de travaux différentes, soit atteindre une performance énergétique globale, c’est-à-dire acquérir un gain énergétique de 35 %.

Taux TVA à 10 %

Néanmoins sous certaines conditions que voici, vous pouvez bénéficier d’un taux TVA réduit à 10 % et non pas à 5,5 % comme les autres PAC :

  • La PAC ai/air doit être achetée par un artisan
  • Cet artisan doit être certifié Reconnu Garant de l’Environnement (RGE)
  • Il doit avoir reçu une attestation lui permettant d’appliquer ce taux de TVA réduit
  • Le logement doit dater de plus de 2 ans
  • Le demandeur doit être un propriétaire occupant ou locataire du logement

Pour conclure, la PAC ai/air est une bonne alternative de remplacement d’un système de chauffage polluant comme le fioul dans les régions tempérées. Mais pour les autres cas, c’est loin d’être la meilleure solution. Cette PAC n’est pas si écologique et si peu cher que ça. Les aides accordées sont très limitées et difficiles à obtenir. Elle rejette énormément de GES (Gaz à Effet de Serre).

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